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Relations skol et sections

Cet article propose des éléments pour permettre aux clubs de gérer leur croissance et la création de nouveaux clubs ou sections. Il se compose des chapitres suivants:


Pourquoi se poser la question du club ou de la section ?

La création d'une nouvelle entité dans une zone géographique ne se fait généralement pas à partir de rien. Souvent, cette entité se crée suite à :

  • La nouvelle implantation géographique d'un pratiquant dynamique, qui souhaite lancer l'activité sur une nouvelle commune ;
  • et/ou une demande d'une commune ou d'un groupe de personnes ayant bénéficié d'initiations au gouren, le plus souvent scolaires,
  • et/ou une demande d'une commune ou d'un groupe de personnes proches d'un skol en activité.
  • et/ou d'une association regroupant plusieurs sports et qui souhaite démarrer du gouren.

La nouvelle entité qui se crée dispose en général d'un local. Il lui faut alors choisir un statut administratif. Faut-il créer un nouveau club, ou bien se rattacher à un skol de gouren existant en se constituant en section ?

Ce choix peut sembler secondaire, d'autant qu'il renvoie pour beaucoup à la dynamique associative existante ou non. S'il n'est pas crucial, il a néanmoins des conséquences administratives ainsi qu'en matière de lisibilité et de recherches d'appuis et de financement.

Cet article n'a pas la prétention de donner la solution toute faite, mais propose quelques pistes qui peuvent se traduire notamment par l'adoption d'un Règlement Intérieur (RI) adapté.

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Prendre en compte la dimension associative en premier lieu

Créer une section d'un skol existant peut laisser croire que la dynamique associative reposera entièrement sur le skol d'origine. C'est une erreur, et c'est une des raisons pour lesquelles la formule de "section de clubs" est peu utilisée.

Pourquoi une erreur ? car d'une part elle "décharge" les membres de la section de l'apprentissage de la composante administrative de la vie associative, et qu'ensuite dans le temps, cette rigueur administrative impacte aussi la vie associative elle-même. Pour peu que les créateurs initiaux de la section se retirent (par exemple lorsque leurs enfants arrêtent le gouren), on risque de voir s'écrouler cette dynamique et toute la section.

Les expériences du passé nous ont appris que des sections loin de leurs clubs d'origine ne duraient pas ou peu, essentiellement pour cette raison de dynamique associative.

C'est aussi une des raisons pour lesquelles les clubs existants sont réticents à la création de sections, voyant ainsi poindre un surcroît de travail et d'implication militante, dans une zone géographique en plus éloignée de leur skol.

Pourtant, le statut de section présente dans certains cas d'énormes avantages. Il suffit de prendre garde à "blinder" les garanties en matière de vie associative.

Pour cela quelques petits trucs :

  • le règlement intérieur impose la création d'un bureau au niveau de chaque section
  • des activités régulières implicant l'ensemble des parents ou pratiquant de la section : participation à des entraînements collectifs, appuis logistiques pour installer des expositions, covoiturage "tournant" pour des compétitions distantes, réalisations de tee-shirts, affichage d'affiches de promotion du gouren, communications sur les médias locaux, etc.
  • réaliser un évènement d'ampleur chaque année (la fête de la section par exemple), qui impose une forte implication logistique sur un temps bref.

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Prendre en compte la dimension maîtrise technique et disponibilité d'un formateur

Une nouvelle section ou un nouveau club va devoir bénéficier d'un moniteur pour former ses pratiquants. Cet éducateur n'existe généralement pas. Il faut donc pouvoir faire jouer au maximum les proximités géographiques pour que des moniteurs bénévoles puissent intervenir sur les nouvelles sections.

Ce qui suppose a minima le défraiement du bénévole. Mais les bénévoles, et les bénévoles formés sont de plus en plus rares. Il est délicat de les surmobiliser, au risque de n'avoir que des étoiles filantes, surtout chez les jeunes : brillantes, mais de courtes durées. Si on n'appuie notre développement que sur des jeunes, qui ne sont autonomes en déplacement que vers les 18 ans, le taux de renouvellement de nos bénévoles doit être énorme quand ceux-ci poursuivent leurs études dans d'autres lieux. Et quant aux adultes, leur implication doit se faire en respectant leur vie de famille.

Il est souvent nécessaire de pouvoir s'appuyer sur des permanents pour un nouveau club ou une nouvelle section. Ce permanent aura pour fonction d'assurer l'encadrement pédagogique des pratiquants et l'appui technique au club et à la section.

Le portage administratif de ce permanent peut être géré à différents échelons géographiques. (Régional, Départemental ou club). Cela n'est donc pas censé impacter le choix de créer un club ou une section. Par contre, ce club ou cette section peut être amené à chercher des financements pour couvrir l'intervention du permanent, surtout au début quand le nombre d'adhérents est encore insuffisant. Et pour certaines recherches de financement, le choix section ou club d'emblée et crucial.

Donc, sur ces aspects de contraintes à pouvoir assurer un encadrement technique de qualité, retenons :

  • Que le relationnel entre un ancien club et un nouveau club ou section est essentiel pour bénéficier de l'appui technique d'un bénévole, mais que cela est fortement contraignant compte-tenu de la disponibilité des forces bénévoles.
  • Qu'une proximité géographique bien naturellement facilite cet appui
  • Qu'il faut étudier assez rapidement le recours à un permanent et qu'il faut financer cet appui. Dans ce cas, au-delà du fond, la "forme" section ou club peut être contraignante pour la recherche de financement. Il est alors recommandé de choisir la formule sécurisant autant que possible la survie de la nouvelle section ou club, et établir clairement les règles de fonctionnement avec les autres clubs ou comités départementaux.

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Prendre en compte la dimension administrative

La gestion administrative peut sembler lourde pour une nouvelle entité. En cela il est tentant pour elle de se rattacher à un club existant. Cela présente un risque de sous-implication comme mentionné dans le deuxième chapitre. Mais si la section est dynamique, cela peut lui permettre de se consacrer pleinement à la structuration et à la consolidation de son implantation.

Quelques petits trucs pour faciliter la création et le maintien d'une section sans que cela soit une trop grosse charge pour le club qui l'héberge :

  • à nouveau la création d'un bureau par section,
  • pour le club "chapeau", l'utilisation le plus possible de procédures et de formulaires types, faciles à transférer aux bénévoles de la section,
  • malgré tout des contacts réguliers entre la section et le club

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Prendre en compte la représentation extérieure de l'entité, club ou section

Le point 3) montre que le choix de la section ou du club joue sur la perception extérieure. Pour faire simple, une nouvelle entité, club ou section, n'aura pas le même poids à un échelon local pour chercher des financements ou des mises à dispositions de matériel. Et là, aucune règle générale n'existe, c'est à chaque fois un cas de figure spécifique.

Dans certains cas, une commune sera rassurée par l'intervention d'un club extérieur qui vient créer une section. C'est dans ce cas un gage de suivi et de sérieux.

Dans d'autres cas, une commune préfère que ce soit un nouveau club qui se crée, pour augmenter le nombre d'associations sur son territoire et montrer son dynamisme.

A vous de vous renseigner avant, par un dialogue préalable avec les services techniques et les élus d'une commune.

Dans tous les cas, il est très important de bien mettre en avant vos besoins (salles, financements éventuels) et vos contraintes pour expliquer votre choix final.

Et enfin, dans tous les cas, il est nécessaire que la section, si ce choix est retenu, crée un bureau pour assurer a minima la représentation locale et l'envoi de courrier (demandes de salle exceptionnelle, autorisations diverses). Un bon dialogue local est essentiel. Il permet de se tenir informé des moyens techniques dont vous pouvez bénéficier, des contraintes de calendrier et des évènementiels communaux auxquels il serait important de participer.

Petit exemple sur la section de Pacé (35) du Skol Gouren Roazhon : A nos début en 2009, nous avons participé à un évènement local (fête de la musique bretonne) au mois de juin, suivi la semaine suivante d'une fête des écoles pour laquelle nous avons tenu tout l'après-midi un stand gouren. Cela nécessitait l'utilisation de sciure, sur deux sites très éloignés, et de mettre en cohérence nos calendriers à un moment où nos bénévoles sont très demandés. La sciure devait être installée dans les deux cas sur des espaces de la commune. En demandant l'autorisation à la commune, celle-ci a mis à notre disposition une remorque agricole dans laquelle nous avons stocké la sciure et qui a pu être déplacée par les services communaux entre les deux lieux dans la semaine. Nous avons économisé un temps de bénévole considérable.

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Prendre en compte les aspects de recherche de financement

Dans certains cas assez rares, mais qui existent, créer un club ou une section a une incidence sur la recherche de financement. Si vous sollicitez une commune ou une intercommunalité, un seul club pour la discipline sportive ne peut recevoir le financement, que ce soit au titre du sport ou de la culture. Dans ce cas, créer plusieurs clubs crée de la concurrence puisqu'il faut se partager la même somme.

Dans d'autres cas, plus il y a de clubs meilleur c'est.

Les règles d'attribution des financements étant spécifiques à chaque collectivité locale, il vous est recommandé de vous renseigner en prenant contact avec elles.

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Proposition 1 : se baser sur une approche géographique pour faire le choix.

Au delà de l'approche associative, une première base pour appuyer le choix entre club et section pourrait être l'approche géographique. Dans une échelle communale voire intercommunale, il peut être cohérent de n'avoir qu'un seul club articulé sur plusieurs sections. Au-delà, le choix est à voir pour chaque cas.

La proximité géographique permet bien entendu de faire jouer la facilité du contact, des déplacements et de l'appui technique entre chaque section de clubs. Les sections ne se font pas concurrence ni en termes financiers, ni en termes de publics.

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Proposition 2 : "bétonner" le Règlement Intérieur pour sauvegarder la dynamique associative.

Voici quelques propositions de règlement intérieur :

"Chaque section doit être dotée d'un bureau de type bureau associatif, comprenant un président, un trésorier et un secrétaire".

"Le rôle de ces bureaux de section est avant tout d'assurer la représentation locale du skol X sur la commune / quartier de la section".

"Chaque section assure a minima les actions suivantes : réception des documents administratifs et financiers relatifs aux inscriptions, courriers administratifs vis-à-vis de la commune concernée, liens entre les adhérents présents sur sa commune et le bureau du skol, notamment en matière de communication".

"Chaque section peut demander à disposer de son autonomie (création d'un club en association loi 1901)"

"En cas de disparition d'un club, ancienne section d'un skol, celui-ci peut réouvrir une section sur la même zone".

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· Luxation de l’acromion claviculaire

Symptômes : vive douleur, clavicule repoussée vers le haut

· Luxation sterno-claviculaire

Symptômes : sensation de douleur à la base du cou

· Luxation de l’épaule (articulation gléno-humérale)

Symptômes : dépression de l’aspect arrondi de l’épaule, douleur vive

· Inflammation tendon du sus-épineux

· Rupture du grand pectoral

· Pathologie au deltoïde

Symptômes : allant de l’inflammation jusqu’à la rupture